Coupons: cinq obstacles

Chronique – Est-ce que ça vaut vraiment la peine? C’est LA question qu’on m’a le plus souvent posée au sujet des coupons lorsque j’ai tenté l’expérience pour le magazine Enfants Québec. Il est vrai que certaines personnes disent économiser ainsi des montants astronomiques. Durant mon reportage, j’ai économisé seulement 30 $ en quatre semaines grâce aux coupons. J’ai épargné des sommes beaucoup plus considérables en planifiant mes repas à partir des promotions des circulaires. Voici les obstacles que j’ai rencontrés.

Habitudes de consommation. Personnellement, je cuisine beaucoup. C’est plus économique, plus savoureux et, je l’avoue, j’adore ça! Or, la majorité des coupons sont destinés à l’achat de produits transformés. C’est donc souvent moins avantageux pour moi.

Le temps. Partir à la recherche de coupons demande du temps. Je me contente des portails parce que c’est plus rapide. Du coup, je passe sans doute à côté de coupons intéressants. Quant à écrire à des compagnies pour en demander ou à essayer d’en échanger sur Internet, j’ai vite abandonné cette idée. Trop d’énergie pour des résultats incertains. J’ai déjà lu un article dans lequel une « couponneuse » prétendait économiser une centaine de dollars chaque semaine en y consacrant une vingtaine d’heures. Si ce passe-temps vous plaît, c’est bien correct. Sinon, considérez que cela représente à peine 5 $ l’heure, moins de la moitié du salaire minimum…

L’espace et la gestion des stocks. Acheter les produits à bas prix en plus grande quantité est une stratégie intéressante si on a de l’espace. J’aime avoir de petites réserves d’articles non périssables comme le savon ou le papier de toilette. Par contre, je trouve cela plus délicat pour les aliments périssables. Cela demande une gestion serrée pour éviter le gaspillage. Je préfère en accumuler moins que de risquer d’en jeter.

D’autres facteurs peuvent aussi avoir un impact sur les économies générées grâce aux coupons :

L’attachement aux marques. Vous tenez mordicus à utiliser une marque précise de shampoing ou de ketchup? Il serait surprenant que vous ayez toujours sous la main un coupon pour acheter votre marque favorite. Vos économies seront donc moins grandes.

La discipline. Durant mon expérience, j’ai fait preuve de rigueur dans la recherche, le classement et l’utilisation de mes coupons. Toutefois, je trouve cette discipline parfois difficile à maintenir entre le boulot, les tâches, les activités et autres.

Et vous, économisez-vous beaucoup grâce aux coupons?

 

Nathalie Côté

Journaliste chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté

2 commentaires

  • stéphanie

    J’ai fait du couponning pendant 2 ans. Je trouvais que ça en valait la peine à ce moment-là, mais je me suis retrouvé avec des produits que je n’avais pas l’habitude d’acheter. Les enfants ne voulaient pas les essayer et avec le temps, moi non plus. J’ai eu plusieurs choses qui ont périmé. Nous mangions aussi très mal. Beaucoup de coupons sont pour les produits surgelés, très rarement sur la viande, fruit et légumes. Depuis l’abandon du couponing, j’achète rarement des surgelés car je cuisine presque tous les repas. J’achète en gros, j’achète beaucoup selon les spéciaux et je fais les menus selon ce que nous avons à la maison

  • Nathalie Côté

    Effectivement, le couponning pousse beaucoup de gens à la surconsommation et au gaspillage. Au final, acheter des produits à prix réduit avec un coupon, ça demeure trop cher si c’est pour le jeter.