La retraite… à 40 ans !

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Partir à la retraite à 40 ans sans avoir hérité ni gagné à la loterie, c’est le projet d’un couple de nouveaux parents montréalais, auteurs du blogue Riche relaxe. Comment? Essentiellement en minimisant leurs dépenses.

 

Richard et Richelle (noms fictifs par crainte de la réaction de leur employeur) sont deux jeunes professionnels en couple depuis une douzaine d’années. Œuvrant en architecture et en informatique, leur revenu familial est intéressant, ils en conviennent. « C’est certain qu’on ne pourrait pas avoir ce projet si nous travaillions au salaire minimum », note Richard. N’empêche qu’en 2015, ils ont dépensé seulement 33 116 $ excluant l’achat de la voiture payée comptant. « C’est moins de la moitié de la moyenne québécoise », font-ils remarquer. Et dans leur budget 2016, ils pensent pouvoir réduire leurs dépenses de 10 % par rapport à l’année précédente (sans compter la voiture).

Mais ce n’est pas d’hier qu’ils sont économes. « Mes dépenses ont toujours été plus basses que mes revenus, peu importe combien je gagnais, note Richard. J’ai commencé à travailler après l’éclatement de la bulle Internet, alors l’informatique n’était pas un eldorado. Nous étions trois colocataires dans un appartement et ça ne nous coûtait presque rien. J’ai pu mettre de l’argent de côté. » « Je viens d’une famille qui vivait assez simplement et qui accordait beaucoup de valeur à l’épargne », ajoute Richelle. Propriétaires d’une maison à Montréal, ils ont seulement une « petite cour sans piscine », mais ils ont déjà fini de la payer. Jusqu’à l’an dernier, ils n’avaient pas de voiture non plus.

Nouveaux parents, ils ont envie de passer plus de temps avec leur fils. C’est pourquoi ils ont passé en revue toutes leurs dépenses pour tenter de les minimiser davantage en vue d’une retraite hâtive. Ils ont notamment annulé un abonnement à un journal qu’ils n’avaient pratiquement jamais le temps de lire, abandonné une carte d’autobus qu’ils n’utilisaient pas assez souvent pour qu’elle soit rentable, etc. Déjà adeptes des aubaines à l’épicerie, ils se sont aussi initiés aux coupons et aux cartes de fidélité.

Certains changements d’habitude se sont avérés étonnamment positifs. « J’ai toujours aimé aller dans les cafés, souligne Richelle. Maintenant, j’ai découvert des organismes communautaires qui offrent un espace convivial pour les mamans avec leur bébé. Non seulement j’ai une sortie qui ne me coûte rien, mais j’ai un réseau, de nouveaux amis, etc. J’ai remplacé quelque chose qui faisait mon bonheur par une chose encore meilleure. » Et sans frais!

Ont-ils dû prendre des décisions difficiles? Pas vraiment. « Si ça nous rend malheureux, ça ne vaut pas la peine, estime Richelle. Il faut trouver un équilibre entre le bonheur à court terme et le bonheur à long terme. Il faut se demander si le dollar mis de côté rend plus heureux que le dollar dépensé. »

Calculer sa retraite

Le couple pense être en mesure d’arrêter de travailler d’ici trois à cinq ans. Dans ses calculs, il a prévu maintenir ses dépenses à un niveau similaire, en tenant compte de l’augmentation du coût de la vie, bien sûr. Qu’en pense leur conseiller financier? Rien, puisqu’ils n’en ont pas. Ils disent cependant lire beaucoup sur le sujet. « Mon père est aussi de très bon conseil et nous investissons de façon assez simple », indique Richelle. D’ailleurs, ils ont l’intention de dévoiler leur stratégie financière sur leur blogue éventuellement.

Mis à part s’occuper de leur fils, que comptent-ils faire avec leurs nombreuses heures libres à la retraite? Faire du bénévolat, voyager et… travailler. En effet, ils envisagent de réaliser des contrats de temps à autre, mais veulent garder la liberté de partir en vacances deux mois consécutifs si l’envie leur prend. « Le travail va arrêter d’être une obligation et ça va devenir un loisir », résume Richard. D’ailleurs, ils n’ont pas pris en compte les revenus de leur « loisir » dans leur budget de retraite, ce sera un petit plus pour voyager davantage!

 

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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