L’hiver en voyage sous le soleil

Béatrice Eille la cheap

Voyager sous le soleil quelques mois par année, dans différents pays. Revenir à Montréal seulement pour la saison chaude (et Noël!). Voilà le rêve de Béatrice Bernard-Poulin, auteure des blogues Eille la cheap! et AustralieQC.ca.

 

 

 

 

En attendant, elle s’accorde un budget de 100 $ par semaine pour ses dépenses (excluant son loyer et ses dépenses de télécommunications). Elle n’a pas de voiture. « Si je fais attention à mes dépenses dans la vie quotidienne, c’est pour vivre des expériences extraordinaires : un bon souper avec des amis, un spectacle d’un artiste que j’adore, mais surtout un voyage », explique-t-elle. Son meilleur truc : réduire le gaspillage. « Je crois qu’on fait mal l’épicerie. On est trop dépendant à la restauration rapide, on gaspille de l’argent et des aliments », résume-t-elle.

Son désir de vivre pleinement ses rêves est apparu à la suite du décès de son frère, en 2011. « Mon 25e anniversaire me stressait énormément. À cet âge-là, on est censé avoir une vraie vie d’adulte, non? Des économies, un emploi de rêve, un amoureux… Je n’avais rien de cela. Deux semaines avant ma fête, j’ai reçu une offre d’emploi que je n’attendais pas : travailler au département du marketing des Canadiens de Montréal. C’était la job qu’il me fallait. Tout allait se placer. Sauf que mon frère est décédé et mon monde s’est écroulé. J’ai réalisé que l’argent, le travail et tout ça, ce n’est pas important si on n’est pas heureux. Un an après avoir obtenu ce travail, je l’ai donc abandonné pour voyager. »

Dans la foulée, elle avoue cependant avoir négligé de mettre de l’argent de côté pour sa retraite. « C’est un cas de “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Je n’ai aucun placement, aucun REER, rien, confie-t-elle. Quand j’ai décidé de vivre au jour le jour après le décès de mon frère, je me suis prise un peu trop à la lettre. Pour mes 30 ans, c’est quelque chose que je veux prendre davantage au sérieux. »

Se lancer en affaires

Aujourd’hui pigiste en rédaction, en relation avec les médias et en marketing web, elle doit toutefois composer avec des revenus irréguliers. Pour se préparer aux périodes de vache maigre, elle essaie de mettre de l’argent de côté chaque semaine grâce à un virement automatique.

Certains moments sont cependant plus difficiles. L’automne dernier, par exemple, elle n’a eu aucun revenu pendant trois mois. C’est ce qui l’a poussée à réaliser un autre rêve. Elle s’est inscrite au SAJE – Accompagnateur d’entrepreneurs afin de suivre une formation gratuite pour se lancer en affaires. « Je me disais que je ne pouvais pas contrôler les contrats qu’on m’offrait, mais que je pouvais contrôler l’emploi que je créais. Ça faisait plus d’un an que j’avais en tête d’ouvrir une boutique en ligne, mais je ne cessais de reporter le projet. J’ai décidé que c’était maintenant ou jamais. » Elle devrait d’ailleurs voir le jour officiellement dans les prochaines semaines.

 

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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