De fashionista à minimaliste

Vicky Payeur minimaliste

Pendant quatre ans, Vicky Payeur a travaillé dans un centre commercial et dépensait une petite fortune au rythme des nouvelles collections de vêtements. Environ 200 $ chaque deux semaines, sans compter les accessoires! Il y a quelques mois, elle a décidé de changer de boulot et s’est convertie, du même coup, au minimalisme!

 

 

 

« Dans l’industrie de la mode, il y a des grandes collections, mais aussi des plus petites qui arrivent toutes les deux semaines. C’est énorme la quantité de vêtements vendus, souligne la blogueuse de Vivre avec moins. Je voyais toujours les gens dépenser l’argent qu’ils n’avaient pas. C’est aussi un monde superficiel et axé sur les apparences alors j’ai voulu changer d’environnement. »

D’ailleurs, elle-même arrivait à avoir quelques sous de côté malgré son train de vie tant qu’elle habitait chez ses parents. Mais son coussin a vite fondu lorsqu’elle est déménagée en appartement. « Un jour, j’ai eu des dépenses imprévues et j’ai frappé un mur », confie la jeune femme de 22 ans. C’est en cherchant des trucs pour économiser sur Internet qu’elle a finalement découvert le minimalisme et qu’elle a eu le coup de foudre.

Elle a diminué radicalement sa consommation et a commencé à se défaire du superflu, notamment d’une cinquantaine de paires de chaussures! « Le meilleur truc pour ne pas s’encombrer à nouveau, c’est d’éviter d’aller magasiner, lance-t-elle. Sinon, on se crée des besoins, on devient des proies du marketing. Il faut arrêter de se comparer aux autres, aussi. »

Désencombrer… sa vie sociale

Dans son entourage, tous n’ont pas eu le même enthousiasme envers son nouveau mode de vie minimaliste. Elle n’a donc pas seulement désencombré ses armoires, mais sa vie sociale aussi. « D’un autre côté, ma sœur a toujours été minimaliste et je me suis beaucoup rapprochée d’elle », note-t-elle.

Son copain, lui, est resté. Ils emménageront ensemble dans deux mois! « Nous parlons des meubles que nous allons avoir et de la disposition des objets et ça peut amener des petites tensions », avoue-t-elle. Mais heureusement, ils disposeront chacun d’un bureau, alors son copain pourra néanmoins avoir la grande bibliothèque remplie de livres dont il rêve.

En vue du déménagement, la jeune minimaliste veut aussi éliminer les dernières possessions en trop qui lui restent. « Ça fait deux mois que je suis en processus pour me départir d’une énorme boîte de vernis à ongles, raconte-t-elle. Avant, j’en mettais toujours, mais ça fait huit mois que je ne l’ai pas fait. Je regarde ma boîte chaque jour en me disant qu’il faut que je m’en débarrasse, mais je n’ai pas encore réussi. C’est niaiseux, mais j’ai un attachement inexplicable. »

Rêve de campagne

Pour l’instant, l’argent économisé lui sert principalement à payer ses études universitaires en communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle épargne aussi en vue d’un voyage en France, l’été prochain, pour visiter la famille de son copain. Le jeune couple aimerait aussi s’acheter un terrain et y construire une mini-maison.

À plus long terme, elle rêve d’une maison à la campagne pour avoir la paix, faire du jardinage et élever des poules. « Ça permet de réduire les coûts de vie, c’est quelque chose que j’aimerais vraiment faire, confie-t-elle. J’aimerais aussi rénover la maison par moi-même en utilisant des matériaux recyclés. »

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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