Atteindre la sérénité financière

Lyne Desruisseaux

Préserver la santé financière de sa famille malgré des déménagements à répétition, c’est le défi relevé par Lyne Desruisseaux, blogueuse à Confessions de French Lily et collaboratrice d’Économies et cie. Grâce à un budget bien ordonné, elle a su traverser ces turbulences. Elle envisage maintenant avec sérénité le retour à la vie civile de son conjoint, militaire de carrière, en dépit des défis que cela comporte.

 

 

Il faut dire qu’elle est « tombée » dans les finances personnelles quand elle était petite. « J’ai toujours aimé gérer, planifier et organiser mes trucs, note-t-elle. Quand j’étais petite et que je voyais mon père faire son budget, ça me fascinait. »

Au cégep, son cœur balançait entre le droit et la psychologie. « Je voulais aider les gens », résume-t-elle. Puis un conseiller en orientation lui a parlé d’un programme en sciences de la consommation. C’est le coup de foudre! Son rêve : travailler à l’Office de la protection du consommateur ou comme conseillère budgétaire. En classe, elle est un peu le mouton noir du groupe. La majorité de ses camarades étaient davantage intéressés par… le marketing!

Pendant plusieurs années, Mme Desruisseaux a œuvré comme conseillère budgétaire, notamment auprès des militaires et de leurs familles. Ensuite, elle a choisi de se consacrer à l’éducation de ses deux filles.

De ville en ville

Sa formation et son métier ne l’ont cependant pas mise à l’abri des soucis financiers. Par contre, elle était certainement mieux outillée pour y faire face. « Mon conjoint avait deux enfants en garde partagée. Nous avons voulu acheter une maison pour avoir plus d’espace, se souvient Mme Desruisseaux. Nous n’avions toutefois pas vraiment d’argent de côté. Mon conjoint sortait d’un divorce. Il avait eu plusieurs dépenses liées à la séparation. Moi, j’avais un REER que je pouvais utiliser pour le régime d’accession à la propriété (RAP), mais c’était insuffisant pour couvrir tous les coûts d’installation. »

Pendant un an, ils ont donc sabré les dépenses en vêtements, restaurant et petits voyages. Ils ont tenté de réduire leurs dépenses au maximum pour mettre de l’argent de côté et acheter leur première maison.

Sachant qu’ils ne l’habiteraient que peu de temps, vie militaire oblige, ils ont seulement investi dans des rénovations pour faciliter sa revente, plutôt que dans celles qui leur auraient fait vraiment plaisir. Même chose pour les suivantes, sauf la dernière. En tout, les deux amoureux sont déménagés à six reprises. « Les conditions n’étaient pas idéales. Chaque fois, nous faisions un voyage d’une semaine seulement pour trouver un endroit où nous installer », raconte-t-elle.

Astuces pour économiser

L’armée payait le coût du déménagement, bien sûr, mais une nouvelle maison engendre nécessairement différentes dépenses. Quelles ont été leurs astuces pour arriver financièrement avec tous ces changements et un seul salaire? D’abord déterminer ce qui était important pour eux. « C’est alors plus facile de couper et de ne pas se laisser emballer par une nouvelle mode ou jouer au voisin gonflable, explique Mme Desruisseaux. Quand tu sais ce qui compte pour toi, tu fais les choix en conséquence. » Elle s’est aussi tenue loin des dettes, à part l’hypothèque.

Elle a également découvert le minimalisme avec Leo Babauta, un des leaders du mouvement. Une véritable bénédiction alors qu’elle devait fréquemment empaqueter et déménager ses affaires. Elle avoue cependant s’être départie de certains biens un peu trop rapidement. « D’un autre côté, l’espace de rangement variait d’une résidence à l’autre. Nous ne voulions pas dépenser pour entreposer nos choses, souligne Mme Desruisseaux. Ni devoir payer une maison beaucoup plus cher pour tout apporter. »

Dans ses achats, Mme Desruisseaux privilégie également la qualité. « Un vêtement qui se défait après deux lavages, ça revient plus cher si on considère le coût de remplacement », illustre-t-elle. De plus, elle jette un coup d’œil aux spéciaux à l’épicerie et fait certains travaux elle-même, comme l’aménagement paysager.

Elle a aussi un secret : planifier une petite gâterie dans son budget. « Je le conseillais toujours à mes clients, même les plus endettés, note la conseillère budgétaire. Ça permet de tenir le coup! »

L’avenir

Le prochain défi de la petite famille est le départ des forces armées du papa, dans quelque mois. Il espère se trouver rapidement un nouvel emploi, mais subira une baisse de revenus entre temps. Un coussin financier leur procure une certaine paix d’esprit, mais Mme Desruisseaux n’exclut pas de retourner sur le marché du travail, si nécessaire.

Quoi qu’il en soit, ils souhaitent prendre racine dans la maison de leur rêve, en Nouvelle-Écosse. « On adore la nature, la mer, les lacs, la forêt… On aime le rythme de vie relaxe, souligne Mme Desruisseaux. Avant, je voulais un chalet, mais j’ai tout ce qu’il me faut ici. C’est comme si j’étais au chalet à l’année! » Une fois la situation stabilisée, Mme Desruisseaux rêve aussi de voyages en famille!

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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