Internet : choisir son fournisseur

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Chronique – Notre projet de réduire notre facture de télécommunications avance lentement, mais sûrement.

La solution VoIP trouvée pour le téléphone résidentiel est bonne, mais elle repose sur une connexion internet. Aussi bien s’y mettre!

 

 

Diversité, oui et non

Plusieurs fournisseurs d’accès internet indépendants permettent de passer outre le duopole tout-puissant… sans vraiment s’en départir. En effet, ils utilisent les réseaux de Bell et de Vidéotron pour transporter le trafic internet jusqu’à votre nid d’amour. Le CRTC les oblige à le faire… et ils n’aiment pas beaucoup ça.

Pour l’instant, Vidéotron offre le passage sur son réseau. Bell fait de même sur ses installations de cuivre. Apparemment, elle fait tout son possible pour faire traîner les choses du côté de la fibre optique. Il existe des solutions comme Fibre Direct (dans la région de Québec, du moins). Cependant, vous ne pouvez pas passer directement de Bell à eux. Pas pratique quand c’est justement votre souhait!

Donc si vous éprouvez (comme moi) un malin plaisir à l’idée de vous affranchir des géants, sachez que ceux-ci ne sont pas bien loin.

Définir ses besoins

Alors, il sert à quoi, cet internet? Les besoins varient énormément en fonction de ce que les gens font sur internet.

Outre le prix, trois critères sont à prendre en considération lorsque vous vous apprêtez à choisir votre fournisseur.

La vitesse

C’est possiblement le critère le plus important pour plusieurs, même si ce n’est pas nécessairement toujours vrai. Pour une consommation normale, un lien internet à 30 Mbps ne vous sauvera pas le double du temps d’un lien à 60 Mbps. Toutefois, la vitesse peut être importante pour accéder à du contenu vidéo ou obtenir ce dernier à une qualité convenable pour un écran haute définition par exemple.

Dans notre cas, nous avions un lien 50 Mbps en téléchargement (download) avec Bell. C’était parfois utile. Comme lorsque les enfants s’amusaient à écouter des émissions différentes en même temps sur Netflix pendant que leur père mettait à jour trois ordinateurs. C’est totalement inutile le reste du temps.

Est-ce qu’ajouter un téléphone VoIP change quelque chose à ce constat? Pas vraiment. L’acheminement de la voix sur un lien internet n’est pas particulièrement gourmand sur la bande passante.

Dans notre cas, nous avons défini que 30 Mbps serait suffisant. Au pire, nous augmenterons (assurez-vous que c’est possible).

Un mot sur la vitesse en téléversement (upload). Certains, particulièrement avec la fibre, laissent miroiter des vitesses exceptionnelles autant en téléchargement qu’en téléversement. Il peut être tentant d’y porter attention, mais pour une utilisation courante, c’est inutile. Vous pourrez peut-être accélérer la vitesse à laquelle Dropbox synchronise vos données locales, mais est-ce vraiment nécessaire?

La consommation de données

Avec un téléphone VoIP, trois ordinateurs, deux télévisions et trop d’appareils branchés, combien de données avons-nous besoin?

C’est difficile à calculer même si c’est facile en même temps. Bell et Vidéotron offrent des outils permettant de visualiser sa consommation passée dans les espaces clients qu’ils offrent. Il faut prendre ces données pour ce qu’elles sont (le passé) et extrapoler.

Dans notre cas, la consommation moyenne était de 250 Go par mois. Toutefois, nous avons aussi eu un mois avec 700 Go (ne portez pas de jugement S.V.P.).

Avec le passage à la télévision 100 % internet (ou presque), la question ne se posait pas vraiment chez nous. L’internet illimité allait de soi. Nous sommes trop imprévisibles.

J’ai toutefois fait l’exercice de sortir plusieurs forfaits entre 150 Go et un accès illimité pour en avoir le cœur net. Pour les fournisseurs qui l’offrent, la différence de prix est entre 5 $ et 10 $.

Le coût de l’équipement et les frais accessoires

Pour la plupart, fini le routeur et le modem gratuit. Il faut payer maintenant!

Pour la majorité des fournisseurs, le modem coûte une centaine de dollars si on l’achète d’eux. On peut aussi le magasiner sur le web (certains en vendent sur les sites de petites annonces), mais il faut alors s’assurer qu’on achète la bonne chose.

C’est sans compter les frais de livraison et d’activation qu’ils peuvent imposer. On peut ajouter jusqu’à 70 $ chez certains.

Évidemment, si on amortit le coût de l’investissement initial sur 12 mois, la facture est moins élevée qu’elle y paraît.

Avez-vous un routeur à la maison? Si vous avez un seul appareil (ordinateur, tablette, téléphone intelligent, etc.) ce n’est pas vraiment nécessaire. Mais c’est plutôt rare de nos jours.

Il existe beaucoup de solutions sur le marché dont les prix varient entre 20 $ et 400 $. Encore une fois, il est très difficile de conseiller quoi que ce soit, car les besoins sont nombreux. C’est malheureusement un domaine très technique qui dépasse les limites de cette chronique.

Comment s’y retrouver?

Après réflexion, nous avons analysé des fournisseurs ayant une vitesse minimale de 25 Mbps en téléchargement et de 10 Mbps en téléversement. Ils devaient également avoir une limite de consommation mensuelle supérieure à 300 Go.

Au moment de faire notre choix (en mars), le meilleur pour nous était Teksavvy. La réputation de Teksavvy la précède, notamment en ayant baissé les prix de ses forfaits en janvier dernier.

Nous avons également jeté un œil sur les forfaits d’Ebox, de B2B2C.ca, d’Acanac… ainsi que Bell et Vidéotron. Ce n’est pas la totalité des fournisseurs disponibles, mais ça donne une bonne idée. Certains offrent des forfaits réduits pour une année (ce qui me donne de l’urticaire, mais bon…). Nous nous sommes basés sur la mensualité normale pour faire notre choix final.

J’ignore si c’est une bonne idée, mais je vous laisse le classeur Excel où est notée l’information récoltée pour faire notre choix. Notez qu’il n’est pas nécessairement à jour, mais le format peut assurément vous guider pour prendre une décision éclairée.

Et autre petit conseil : les déménagements s’en viennent. Il peut y avoir moyen de négocier un modem ou des frais d’activation réduits.

La télévision

Maintenant que l’internet est réglé, la télévision devient l’étape finale du projet. On en parle la semaine prochaine…

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Jean-François Fortin

Jean-François Fortin est diplômé en journalisme et en technique de l'informatique. C'est dans ce dernier domaine qu'il travaille aujourd'hui.
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