Voiture électrique : est-ce pour vous?

voiture électrique

Le prix d’achat d’une voiture électrique est généralement plus élevé que celui d’une voiture à essence. Par contre, vous économisez sur l’essence et l’entretien – finis les changements d’huile, notamment – et vous pouvez bénéficier de l’aide financière du gouvernement. Est-ce pour vous? Voici quelques pistes pour vous guider dans votre réflexion.

 

 

 

Consommation d’énergie

Plus vous faites de kilométrage, plus vous économisez, car l’essence est beaucoup plus chère que l’hydroélectricité au Québec. Combien? Cela dépend de différents facteurs. Le gouvernement du Québec estime qu’il en coûte entre 200 $ et 300 $ par année pour parcourir 20 000 kilomètres.

Pour une évaluation plus précise, Hydro-Québec a créé un calculateur pour vous aider à estimer vos économies potentielles sur son site Internet.

Le calcul est effectué en fonction d’une recharge à la maison. Si vous vous branchez dans une borne de recharge publique, le prix est légèrement plus élevé. À titre d’exemple, le prix d’une recharge sur une borne rapide est de 10 $ l’heure (facturée à la minute). Le temps de recharge avec une telle borne varie de 15 à 50 minutes, selon le type de véhicule, indique Hydro-Québec.

Entretien

Avec une voiture électrique, l’entretien est moins coûteux. Vous pouvez notamment dire adieu aux changements d’huile. Notez cependant que les changements d’huile demeurent nécessaires pour un véhicule hybride rechargeable, mais ils sont moins fréquents.

Aides gouvernementales

Le gouvernement du Québec octroie différentes aides financières pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride.

Il offre un rabais de 8000 $ à l’achat ou à la location d’un véhicule entièrement électrique de moins de 75 000 $ et de 3000 $ pour ceux entre 75 000 $ et 125 000 $.

Pour les hybrides rechargeables, le rabais varie de 500 $ à 8000 $ selon la capacité de la batterie. Il est de 500 $ pour les véhicules hybrides non rechargeables (aucun rabais pour les modèles 2018 et suivant).

Les motos électriques peuvent quant à elles bénéficier d’un rabais de 2000 $. Pour les scooters électriques, il est de 500 $.

Pour les véhicules d’occasion, le gouvernement québécois a annoncé un projet-pilote dans le cadre de son dernier budget. Les 1000 premiers acheteurs pourront obtenir un rabais de 4000 $ pour un véhicule totalement électrique usagé.

Attention! Pour en profiter, le véhicule doit notamment être acheté auprès d’un concessionnaire et provenir de l’extérieur du Québec pour éviter que le rabais soit offert plus d’une fois pour le même véhicule.

Finalement, une aide de 350 $ est accordée pour l’achat d’une borne de recharge. Un montant de 250 $ est aussi accordé pour l’installation.

Autonomie

Mis à part le prix d’achat, l’autonomie est le principal désavantage des véhicules totalement électriques. En plus, celle-ci est moindre en hiver en raison du froid. L’autonomie des véhicules neufs est cependant de plus en plus longue au fil des ans et les bornes de recharge accessibles sont de plus en plus nombreuses.

Pour les déplacements sur de courtes distances, comme aller au bureau et en revenir chaque jour, il n’y a habituellement pas de problème.

À moins de posséder une Tesla, vous risquez cependant de devoir faire preuve de patience et de débrouillardise pour aller en vacances dans une région éloignée avec une voiture totalement électrique. Dans certains cas, vous pourriez même devoir renoncer à votre projet… ou utiliser une autre voiture.

Autres avantages de la voiture électrique

Les véhicules rechargeables ont une plaque d’immatriculation verte donnant droit à différents avantages, rappelle l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ). Voici les principaux :

  • accès à certaines voies réservées;
  • accès gratuit aux ponts payants (autoroutes 30 et 25);
  • accès gratuit aux traversiers gérés par la Société des traversiers du Québec;
  • stationnement gratuit dans certaines villes.

 

*Déclaration d’intérêts: le conjoint de l’auteure est employé d’un fabricant de bornes de recharge. L’entreprise n’a été impliquée d’aucune manière dans la rédaction de ce texte.

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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6 commentaires

  • Guy Boulanger

    Bonjour madame Côté! Votre texte est bien documenté et vous semblez avoir fait vos devoirs. Toutefois, le paragraphe sur l’autonomie mériterait d’être plus étoffé. La majorité des régions du Québec sont équipées de bornes rapides (L3) et de bornes L2. Même la Gaspésie (un exemple à suivre) possède plus de bornes rapides que plusieurs grandes villes du Québec. Présentement, il est possible (avec un peu plus de temps pour les recharges) de partir de Montréal vers la Gaspésie. Les régions de la Côte-Nord, Abitibi et Saguenay sont moins gâtées côté bornes.

    • Nathalie Côté

      Bonjour M. Boulanger,

      Merci pour votre commentaire. Effectivement, la Gaspésie est une région bien desservie par les bornes de recharge comparativement à d’autres. Ce n’est qu’une question de temps avant que les autres emboîtent le pas. Mais en attendant, certains endroits demeurent difficilement accessibles ou sont même carrément inaccessibles (j’en ai fait l’expérience personnellement 😉 ). Je pense que chacun a avantage à étudier la chose en fonction de ses habitudes. Au plaisir!

  • Jean-François Fortin

    Je suis allé à Montréal (à partir de Québec) hier avec mon véhicule électrique (aller-retour). Montant des recharges sur le réseau public : 4,20$. Si j’ajoute les recharges privées (au bureau et à la maison), j’ajoute un très généreux 3$. J’ai attendu un peu moins d’une demi-heure au total… utilisée à déjeuner et à souper. Bref, pas cher pour un voyage qui aurait pu en coûter près de 40… avec l’attente au Big Stop pour payer l’essence moins cher.

  • Bruneux

    Bon petit résumé qui présente un portrait global et les principales informations essentielles. Je ne savais pas pour la subvention qui diminuait avec l’achat de voiture de plus de 75 000 $. D’après ce qu j’ai compris, c’est tout récent. Par contre vous dites : « L’autonomie s’allonge cependant d’année en année ». En fait c’est l’inverse, l’autonomie diminue au fur et à mesure que les batteries vieillissent (10 à 20 % après 5 ans), un peu comme pour un portable ou un téléphone cellulaire.

    • Nathalie Côté

      Bonjour,

      Je me suis un peu mal exprimée. Ce que je voulais dire, c’est que d’année en année, l’autonomie des véhicules neufs est de plus en plus longue. Je vais préciser. Merci!

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