Voyages à petit budget : Guatemala

Guatemala volcans

Les amateurs de nature, d’histoire, de ruines mayas et de randonnée seront gâtés. Ce pays est réputé pour être un paradis des backpackers depuis plusieurs années à cause de son coût de la vie peu élevé. Le Guatemala, «pays des arbres» en langue maya, saura satisfaire les plus férus d’aventures… mais aussi les voyageurs moins téméraires!

 

 

 

 

Hébergement

Dans les villes du circuit touristique, on peut s’en tirer à 10 à 15 $ la nuit pour un lit dans un dortoir d’auberge de jeunesse. Les hôtels de luxe sont peu fréquents et dispendieux et les quatre étoiles sont rares. Beaucoup d’auberges et de petits hôtels offriront un hébergement tout à fait adéquat (trois étoiles) dans les 40 à 60 $ par nuit.

Nourriture                

Les haricots noirs sont rois, au Guatemala. Si vous fréquentez les mêmes petits restaurants que les locaux, vous en mangerez régulièrement. Dans ces endroits, un repas incluant viande, tortilla, haricots et souvent du riz vous coûtera entre 5 et 10 $. Un repas pour deux personnes dans un établissement un peu plus élaboré tirera plutôt dans les 30 $.

L’eau embouteillée est essentielle, comme l’eau n’est pas garantie potable. À moins d’un dollar le litre, vous ne risquez pas trop de faire un trou dans votre budget. Quant aux bières locales, elles se détaillent à 1 à 2 $ la canette (environ 500 ml).

Transport local et interurbain

Les taxis – et les rickshaws, ces petits véhicules propulsés par des motocyclettes – sont nombreux et économiques dans la plupart des grandes villes. Les transports en commun n’étant pas réputés pour leur sécurité (du moins pour les touristes), il vaut mieux les éviter.

Comme dans la majorité des pays d’Amérique latine, le transport par autocar prévaut. Aussi, il vaut mieux investir dans un transport par autocar de luxe (primera classe – première classe), notamment pour des raisons de sécurité, mais aussi pour plus de confort. Plusieurs compagnies effectuent les liaisons entre les grandes villes et le coût est des plus abordables.

Les chickens buses (anciens autobus scolaires repeints aux couleurs vives) ne sont pas recommandés pour les touristes. Ces véhicules sont plus à risque d’être arrêtés par des groupes armés. La condition mécanique de ces véhicules peut aussi laisser à désirer. Il n’est pas rare que des chickens buses soient impliqués dans de graves accidents de la route, souvent mortels.

Entre ces deux catégories, on retrouve les bus de type segunda classe (seconde classe). Ceux-ci offrent une excellente alternative pour les courtes ou moyennes distances. Peu utilisés par les touristes, il s’agit en fait de véhicules primera classe (première classe) un peu défraîchis.

Dans tous les cas, on apporte une veste ou un chandail chaud à bord! Peu importe la catégorie de bus, la climatisation fonctionne à fond. En dehors de la ligne Flores-Guatemala City, réputée sécuritaire même la nuit (en autocar de luxe), on encourage les touristes à effectuer leurs déplacements en journée.

Si vous aimez…

Les ruines et l’histoire : ne ratez pas les ruines de Tikal.

Situé dans le nord du pays, le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Des excursions pour y voir le lever du soleil sont disponibles. Il est même possible de voir le jour poindre du haut d’une des pyramides! Les férus de Star Wars reconnaîtront aussi ce paysage qui a servi comme décor à un atterrissage du Millenium Falcon dans le premier film de la série. La plupart des excursions partent de Flores, la ville voisine. Elle sert de tremplin à l’exploration du site.

La randonnée en montagne et l’espagnol : cap sur Antigua, l’ancienne capitale.

Cette ville coloniale est aussi inscrite à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, notamment pour son architecture. Antigua est la ville d’où partent la majorité des randonnées sur le volcan (actif) Pacaya. La ville est aussi réputée pour ses nombreuses écoles d’espagnol.

Les marchés et le magasinage : ne ratez pas le marché de Chichicastenango.

Tous les jeudis et dimanches. Artisanat, textiles, fruits, légumes, outils… tout y est! Plus de 90 % de la population de la ville est d’origine maya et parle K’iche, une langue maya que vous entendrez fréquemment au Guatemala. C’est un rendez-vous autour de l’église Saint-Thomas (Santo Tomás)!

Les rites religieux et la spiritualité 

On ne badine pas avec les fêtes religieuses au Guatemala. La Semana santa (la semaine sainte qui se termine à Pâques) est l’occasion de nombreux défilés dans les rues des villes, particulièrement à Antigua. Des artistes décorent des rues entières de dessins faits avec du sable coloré. Autant d’œuvres éphémères qui seront piétinées par les marcheurs prenant part aux processions religieuses. Le jour des Morts (Dia de los muertos) est aussi une fête grandement célébrée. L’événement a son propre plat, le fiambre (une salade froide), unique à cette fête. Après s’être recueillies sur la tombe de leurs proches, les familles se réunissent pour un repas festif, à la mémoire des disparus.

La plage 

Les plages du Guatemala ne sont pas particulièrement paradisiaques. Si vous ne pouvez vous en passer, rendez-vous à Monterrico, sur la côte Pacifique, au sud de la capitale. Avec un peu de chance, vous serez en saison pour la ponte ou l’éclosion des œufs de tortues de mer (juillet à décembre).

Les grands espaces : allez prendre l’air autour du lac Atitlan

Admirez la vue imprenable sur les volcans qui entourent le lac. On y arrive via Panajachel, mais il ne faut surtout pas hésiter à traverser le lac avec l’une des navettes pour rejoindre les autres villages (ex. San Juan, San Marcos, San Pedro). Plusieurs randonnées existent pour mieux découvrir la région et ses volcans, dont le San Pedro.

Haute saison : décembre à mai

Basse saison : avril à novembre

Population : 15,2 millions de personnes

Capitale : Guatemala City (ou Ciudad de Guatemala – 2 millions d’habitants)

Monnaie : quetzal (pluriel : quetzales)

 

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Edith Bernier
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Edith Bernier a visité 15 pays à ce jour, dont plus de la moitié en solitaire. Diplômée de l’UQÀM en journalisme, cette Matanaise d’origine a adopté Montréal en 2000. Elle a fondé le blogue « La Backpackeuse taille plus » en 2013 et en est la rédactrice principale. Elle est également l’auteure du « Manuel des routards taille plus », paru en 2016. Sa mission? Trouver des solutions aux défis auxquels sont confrontées les voyageuses taille plus.
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