Partir en appartement: quelques conseils pour bien choisir et économiser

appartement à louer

La chasse aux appartements en vue du 1er juillet est lancée. Voici quelques conseils pour éviter que le rêve de liberté tourne au cauchemar financier, notamment pour les jeunes qui signent un bail pour la première fois.

 

 

 

 

 

« Les jeunes ont hâte de partir en appartement alors ils font souvent des choix rapidement, déplore Nathalie Champagne, du Centre d’intervention budgétaire et sociale de la Mauricie. Après ils réalisent que c’est un peu trop loin ou qu’ils paient trop cher. » Son organisme a d’ailleurs publié une brochure pour les aider à magasiner et à faire leur budget avant de signer un bail.

Elle met aussi les futurs locataires en garde contre les aubaines. Certains appartements sont abordables, mais l’économie s’envole en frais de chauffage parce qu’ils sont mal isolés. « On peut communiquer avec Hydro-Québec pour connaître l’estimation des coûts », note-t-elle.

Choisir son quartier

L’emplacement pourrait aussi faire une différence importante dans le prix. « Les appartements près des universités sont plus chers, indique Jean-François Vinet, auteur du livre Vivre et étudier à Montréal. On peut faire un compromis. » Il suggère de regarder les appartements à proximité des arrêts d’autobus et des stations de métro sur la même ligne que son lieu de travail ou d’études.

Attention! Si vous vous éloignez au point où la voiture devient incontournable, sortez la calculette. Le coût d’achat ou de location, l’essence, l’entretien et les réparations représentent des dépenses importantes.

Pour les étudiants, les résidences des établissements d’enseignement sont également des options intéressantes, surtout s’ils retournent chez leurs parents pour l’été. On peut généralement les louer pour des périodes de neuf mois au lieu de douze.

Avoir un colocataire

La colocation est aussi une manière simple de partager les coûts au moment de partir en appartement. « Ça peut même revenir moins cher que les résidences universitaires », indique M. Vinet. Ce choix n’est cependant pas sans risque. « La visite, le partage de la nourriture, le paiement du loyer, plusieurs conflits peuvent survenir, note Mme Champagne. Si le colocataire part, la personne peut se retrouver avec la totalité des dépenses alors qu’elle avait fait son budget en fonction d’une portion seulement. »

Les experts conseillent de rédiger une entente où sont expliquées les règles de cohabitation et les obligations de chacun. En cas de problème entre les colocataires sur le paiement du loyer, par exemple, la Régie du logement peut trancher en se basant sur une telle entente, précise Denis Miron, porte-parole de l’organisation.

S’équiper

Louer un appartement meublé ou semi-meublé peut être attrayant pour un jeune. Il évite ainsi des achats importants. Ils sont toutefois plus rares sur le marché. Pour économiser, il est aussi possible d’acheter de seconde main, en épluchant les petites annonces et en visitant les friperies, par exemple. Attention toutefois d’éviter de ramener des punaises de lit!

Finalement, le crédit peut être un outil utile, mais mieux vaut être prudent. « Il y a une banalisation de l’endettement, croit M. Vinet. Pour combler le déficit de leur coût de vie, des jeunes peuvent se lancer dans les marges de crédit et les cartes de crédit. Ils reportent seulement les décisions difficiles. » Pendant ce temps, les intérêts s’accumulent!

Version adaptée d’un texte publié dans La Presse le 22 mars 2015.

Nathalie Côté