Débusquer la bête… usagée!

Pascale Rancourt La Belle Bête Débusquée

Dès son plus jeune âge, Pascale Rancourt fouinait dans les marchés aux puces et les ventes de garage avec sa famille. Pour son premier appartement, elle n’a pas hésité à récupérer des meubles dans les vidanges des voisins. Aujourd’hui, elle traque non seulement les belles aubaines pour elle-même, mais aussi pour les 1900 membres de sa page Facebook : La belle bête débusquée!

 

 

Pascale Rancourt a toujours consommé des objets de seconde main. C’est toutefois à la naissance de sa première fille que ses trouvailles ont pris plus de place dans son quotidien. « Avec le premier bébé, ça valait vraiment la peine pour notre budget, note la maman de deux filles âgées de un an et demi et quatre ans. En faisant mes recherches, je voyais des choses qui seraient très jolies chez telle ou telle autre amie. » Elle leur envoyait des messages personnels, puis a créé un album sur sa page personnelle avant de lancer une page publique.

Sa traque aux beaux objets rétro, vintages, modernes et parfois rigolos est devenue une véritable passion. « Je le vois vraiment comme une chasse, c’est un passe-temps, note-t-elle. Je fais souvent des recherches dans l’autobus en me rendant au travail. Je n’ai aucun contrôle sur ce que je vais dénicher alors le nombre de trouvailles varie. » Pour bien répondre aux besoins de ses fans, elle se concentre sur les villes de Québec et Lévis.

Pour devenir un bon chasseur d’aubaines, il faut cependant garder l’esprit ouvert, prévient-elle. « Il faut voir le potentiel de l’objet. Parfois, il suffit de le nettoyer ou de le peinturer. Souvent, il n’en a même pas besoin. Il faut juste le placer dans le bon contexte pour le mettre en valeur. »

Décor à rabais

Évidemment, son appartement compte de nombreux objets de seconde main. « Parfois, je n’ai pas le choix d’acheter neuf, mais mon premier réflexe est toujours de voir si je peux acheter un bien d’occasion, indique Mme Rancourt. Même les cadeaux de mes filles, neveux et nièces sont achetés en grande majorité usagés, soit dans les petites annonces, les friperies, etc. »

Elle se plaît aussi à changer de décor fréquemment, sans que cela ne lui coûte un seul sou ou presque. « Généralement, j’arrive à revendre les objets au même prix que je les ai payés », souligne Mme Rancourt.

Elle avoue cependant que la tentation est parfois forte d’accumuler les biens à bas prix. « À ma première fille, j’ai acheté beaucoup de choses très mignonnes, mais qu’elle n’a jamais portées. Je me suis remise en question. J’ai commencé à me demander si j’en avais vraiment besoin. » Surtout qu’un 4 et demi devient vite encombré!

Au-delà des économies, Mme Rancourt estime également qu’il s’agit d’une consommation plus responsable que de courir les magasins. « J’aime aussi l’expérience sociale qui vient avec ça, souligne-t-elle. J’habite le quartier Limoilou, à Québec. Nous avons une page de mères où nous pouvons vendre des objets. Ça m’a permis de rencontrer plein d’autres mamans. »

Se gâter

Acheter des biens usagés et les revendre lorsqu’elle n’en a plus besoin lui a évidemment permis d’économiser. L’automne dernier, elle a fait un voyage à New York avec l’argent tiré de la vente de différents objets. Elle prévoit également réaménager son appartement afin de laisser la chambre la plus spacieuse à ses filles. Bien sûr, il faudra refaire la déco! « Chaque fois que je vends un objet, je mets l’argent dans un bocal, explique-t-elle. C’est ainsi que j’accumule les fonds pour le faire. »

Son prochain projet : faire de La belle bête débusquée un véritable site web où elle offrirait encore davantage aux Internautes. Pour la designer graphique et web, ce serait la réunion de deux passions!

Nathalie Côté

Journaliste chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté

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