L’étudiant endetté devenu investisseur curieux

Jason St-Hilaire Investisseur curieux

Finir son doctorat avec 23 000 $ de dettes et rembourser le tout en six mois, c’est le défi relevé par Jason St-Hilaire, blogueur à l’Investisseur curieux. Le tout sans avoir hérité ni gagné à la loterie!

 

« J’avais commencé à travailler à temps plein deux ans avant de terminer mes études, raconte-t-il. J’avais alors une paye “d’adulte”, soit un revenu plus intéressant. J’ai donc ramassé le plus d’argent que je pouvais. Je me payais en premier. » Grâce à un bon salaire et un loyer modeste, le physicien médical a accumulé plusieurs milliers de dollars. De plus, il faisait attention à ses dépenses et limitait ses achats impulsifs.

Puis est arrivé le moment de rembourser son prêt étudiant. Au départ, il avait l’intention de remettre la somme en cinq ans, mais il a finalement décidé de puiser dans ses économies et de le faire en six mois!

Cela dit, il n’a pas toujours été aussi sérieux par rapport à ses finances personnelles. L’homme originaire de Gaspé a profité de ses premières études à l’Université Laval pour faire la fête! « Mais à un moment donné, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas soutenir le rythme, avoue-t-il. Je me suis donc calmé un peu. »

Autodidacte de l’investissement

C’est toutefois seulement après ses études qu’il a commencé à s’intéresser sérieusement au monde de l’investissement. En véritable autodidacte, il s’est mis à lire de nombreux livres, articles et blogues à ce sujet. Il a aussi démarré son blogue pour transmettre ses connaissances aux autres.

Au fil du temps, il a développé sa propre stratégie d’investissement. « Au départ, j’ai investi dans des fonds indiciels (fonds de placement reproduisant un indice boursier) de Tangerine, dans ceux de la Banque TD puis chez un courtier en ligne », note-t-il. Actuellement, son portefeuille est composé à 20 % d’obligations et à 80 % d’actions (fonds indiciels négociés en bourse). Il admet cependant avoir déjà commis des erreurs en se basant sur des conseils trouvés sur des forums ou des blogues, mais rien de trop coûteux.

Un planificateur financier? Il en rencontrera bientôt un pour la première fois, à 32 ans. « J’avoue que je suis un peu réticent, mais je pense qu’il peut quand même apporter de son expérience et de ses connaissances », indique-t-il.

Rêves

Il faut dire qu’il a un gros projet en route : la construction d’une maison pour son conjoint et lui sur un terrain boisé de Stoneham, en périphérie de Québec. « C’est notre premier rêve. Une fois qu’elle sera construite, on aimerait avoir un chien. Peut-être des enfants aussi éventuellement. Je veux également contribuer aux études de mon filleul. »

En plus de ses investissements, il pourra aussi compter sur un généreux fonds de pension gouvernemental pour ses vieux jours. Alors, les projets de retraite? « On voudrait voyager et peut-être ouvrir une petite boulangerie. » Pourquoi pas?

Et vous, investissez-vous de façon autonome ou avec l’aide d’un planificateur financier?

Nathalie Côté

Nathalie Côté

Journaliste chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté

6 commentaires

  • Pour notre part on préfère être autonomes. Nos finances, je trouve ça trop important pour ne pas se donner la peine d’en connaître assez pour les gérer soi-même, mais je peux comprendre que ça n’intéresse pas tout le monde. Les conseillers financiers ne sont pas tous bons, j’imagine qu’ils sont meilleurs quand on a beaucoup d’argent 🙂

    • Nathalie Côté

      Certaines personnes ont une situation plus complexe que d’autres également, je pense. 😉

  • Félicitations Jason pour ce portrait! J’ai un historique similaire au tien: ėtudes doctorales, endettement élevé, mais payé en 3 ans (dont 2 aux études). Je viens d’avoir 30 ans et d’ouvrir un compte Tangerine pour investir dans les fonds indiciels. Je suis curieuse de savoir quels sont les mauvais conseils glanés sur le Web ? Je me doute qu’on a dû fréquenter les mêmes forums. Au plaisir de te lire.

    • Nathalie Côté

      Bravo Andie pour ton parcours!

    • Merci Andie! Tu as fait un bon choix en débutant ton expérience avec les fonds indiciels de Tangerine, je trouve que c’est un bon point de départ pour tous (et non, je ne suis pas payé par la compagnie!)

      Les mauvais conseils sur le Web sont plus faciles à obtenir que les bons! Le site web Stockhouse.com est bourré de gens qui aiment s’entredéchirer sur le potentiel de certains compagnies, surtout celles à basse capitalisation et les penny stocks. Il est facile de se laisser prendre au jeu. Règle générale, il faut se méfier de toute personne qui prétend savoir où s’en va le prix de l’action d’une compagnie donnée sans arguments bien étayés. Et même là…

      • Bonjour Jason, merci pour les précisions! Je ne connaissais pas ce site web. Je me rappelle que tu m’avais recommandé Tangerine. Comme je ne connais pas encore ma tolérance réelle aux fluctuations (et à peu près incapable de déchiffrer une charte, ouf!), j’ai opté pour une solution plus passive pour débuter. Je suis dans le processus de migration de comptes puisque mon institution financière ne proposait pas de fonds indiciels. Cela m’encourage de lire des témoignages et parcours comme le tien, j’ai toujours une peur bleue quand vient le moment de me lancer! Ahhh là là. 🙂