Échange de services : le temps partagé

Accorderie échange services

Échanger quelques heures de gardiennage contre un cours de guitare ou une coupe de cheveux, c’est l’idée derrière les groupes d’échange de services! Présents un peu partout dans la province, ils permettent d’économiser, mais aussi de se tisser un réseau.

Mise à jour : 4 mai 2019

 

 

 

En mettant leurs talents en commun, les 4500 membres des Accorderie du Québec, par exemple, proposent plus de 1200 services différents! Chaque membre bénéficie d’une banque de temps informatisée. Il la garnit au fur et à mesure qu’il donne un coup de pouce aux autres. Il peut ensuite piger dedans pour s’offrir différents services. « La personne à qui on rend service n’est pas nécessairement celle qui va nous aider en retour », précise Huguette Lépine, directrice générale du Réseau Accorderie.

Puisque le temps de chacun est précieux, une heure est échangée contre une heure peu importe le service. Bien sûr, les membres se rendent disponibles en fonction de leurs disponibilités.

« Il ne s’agit pas non plus de proposer des services professionnels, indique Mme Lépine. C’est davantage de l’entraide entre les membres. » Coup de main pour déménager, cours en tout genre, massages, menus travaux, il y en a pour tous les goûts!

Pour faciliter les choses aux nouveaux membres, les groupes offrent habituellement quelques heures au moment de l’inscription.

Aucun argent n’est échangé entre les participants, sauf pour payer le matériel utilisé dans un cours ou rembourser l’essence lors d’un transport, par exemple.

D’autres services

Dans certains groupes, comme la Banque d’échanges communautaires de services (BECS), les quelque 200 membres peuvent aussi échanger des heures contre des objets. « Deux fois par an, nous organisons un bazar, explique Claire Lebel, présidente. Des membres proposent des choses comme des confitures, des tableaux et des articles qu’ils ont confectionnés. Nous avons d’ailleurs des membres qui cherchent à faire des heures spécifiquement pour en avoir pour le bazar! »

Au-delà de l’avantage évident d’avoir accès à différents services sans avoir à mettre la main dans son portefeuille, les groupes permettent aussi de se créer un réseau. Pour cette raison, ils contribuent notamment à faciliter l’intégration de plusieurs immigrants.

Certains organismes offrent également d’autres services, comme des groupes d’achat, ou des activités pour les membres. « Le premier but des Accorderie est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale », rappelle Mme Lépine. Cela étant dit, tout le monde souhaitant partager ses compétences et profiter des talents des autres peut devenir membre, quel que soit son revenu.

Groupes d’échange de services

Cliquez sur la carte pour découvrir les groupes d’échange de services près de chez vous!

 

 

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Nathalie Côté

Nathalie Côté

Journaliste chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté

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