Finances et famille recomposée : six choses à vérifier

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Gérer les finances d’une famille est complexe, encore plus lorsqu’il s’agit d’une famille recomposée. Voici quelques éléments auxquels penser pour s’assurer que tout soit équitable pour tout le monde.

 

 

 

 

 

Partager les dépenses

Différents modèles existent pour le partage des dépenses au sein d’une famille. La contribution de chaque membre du couple, tant pour les dépenses courantes que les meubles ou la voiture, devrait être analysée. Il n’existe pas de modèle idéal, c’est du cas par cas. L’important, c’est d’en discuter ouvertement pour en arriver à une solution équitable pour tous.

Habituellement, c’est l’autre parent et non le nouveau conjoint qui contribue au paiement des dépenses des enfants. Par contre, il faut une bonne dose de générosité, de flexibilité et de gros bon sens. Compter le nombre de carottes que mange chaque enfant pour séparer la facture, par exemple, deviendrait vite infernal!

Régler son passé

Avant d’entamer une nouvelle union, il est préférable de régler la précédente afin que tout soit clair. Si le divorce n’est pas encore prononcé, votre « ex » héritera d’une partie de vos biens, par exemple. Si vous gardez la maison familiale, veillez à la racheter officiellement (avec tous les papiers nécessaires chez un notaire). Vous éviterez ainsi beaucoup de soucis en cas de problème (décès, inaptitude, difficultés financières, conflit, etc.).

Faire un testament clair

Mettez aussi à jour votre testament et votre mandat d’inaptitude. Si un parent divorcé décède sans testament, par exemple, ce sont ses enfants qui héritent. S’ils sont mineurs, ce sera leur autre parent qui s’occupera de l’héritage. « Le nouveau conjoint va se retrouver à négocier avec l’ex, explique Gérard Guay, président de la Chambre des notaires. J’espère que leurs relations sont bonnes parce que ça pourrait s’envenimer rapidement! »

Idéalement, mieux vaut indiquer clairement ce qui revient aux enfants et au nouveau conjoint. « Il est préférable d’éviter les pourcentages, précise Suzanne Hotte, notaire chez Hotte et associés. C’est l’autre parent qui représentera les enfants mineurs. Négocier avec l’ex, ce n’est jamais agréable. On pourrait léguer les biens au conjoint et l’assurance-vie aux enfants, par exemple. »

Vérifier ses assurances

Votre couverture d’assurance est-elle bien adaptée à votre nouvelle situation? C’est à vérifier! Tout comme le ou les noms des bénéficiaires, afin qu’ils soient ceux que vous souhaitez.

Ne rayez cependant pas l’ex trop rapidement. Une assurance-vie pourrait lui être destinée, afin de subvenir aux besoins de vos enfants si vous décédez. « C’est une bonne façon de faire », juge Mme Hotte.

Signer une convention de vie commune

Si vous êtes conjoints de fait, vous auriez avantage à signer une convention de vie commune. Celle-ci permettra de déterminer ce qui se produira en cas de séparation. En l’absence de contrat clair, chacun devra démontrer ce qui lui appartient à l’aide de factures à son nom, par exemple.

Analysez l’impact fiscal

Plusieurs prestations destinées aux familles et la contribution additionnelle pour les services de garde, entre autres, tiennent compte du revenu du ménage. Même si le nouveau conjoint n’est pas le parent des enfants et ne paie pas pour eux. Résultat : un gros trou dans le budget de plusieurs familles recomposées. Mieux vaut prévoir le coup pour réussir à équilibrer son budget. N’hésitez pas à consulter un comptable pour analyser votre situation personnelle.

 

Pour en savoir plus :

Le boulet fiscal des familles recomposées, La Presse

ACEF Lanaudière

Mourir sans testament, Éducaloi

Nathalie Côté

Nathalie Côté

Journaliste chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté