Six trucs de grand-mère pour économiser en cuisine

cuisine vintage

La plupart des vieux livres de recettes possèdent une section « trucs et astuces pour économiser en cuisine ». Certains sont évidents, mais d’autres sont issus de la sagesse de l’expérience. La plupart viennent d’une époque où la nourriture accaparait une part plus importante du budget qu’aujourd’hui! Voici six bons conseils d’antan pour économiser en cuisine.

 

 

 

Évincer ce qui « nourrit peu et coûte beaucoup »

La Cuisine raisonnée, ce fameux manuel d’art ménager québécois édité pour la première fois en 1929, conseille d’éviter le fla-fla et les aliments transformés. Comme quoi on ne réinventera pas la roue!

Les petites nouilles croustillantes sur le dessus de votre soupe tonkinoise sont super. Cependant, les 3,29 $ qu’elles coûtent permettraient d’acheter un pot de beurre d’arachides pour faire déjeuner toute la famille pendant une semaine.

Faire une journée sans viande

Pour les catholiques, le vendredi est ordinairement un jour maigre, c’est-à-dire sans viande. Récemment on a vu apparaître la tendance des lundis sans viande. Peu importe la journée, sautez la visite au boucher quelques fois par semaine. Vous économiserez quelques dizaines de dollars.

La viande était un élément plus rare qu’aujourd’hui dans le menu de nos arrières-grands-mères. La plupart des dîners étaient végétariens, souvent composés d’une soupe, de pain et de beurre. Et quand le souper comprenait de la viande, celle-ci était, la plupart du temps, un à-côté. Pensez fricassée, fèves au lard et soupe à l’orge. Ou sinon, de façon plus moderne : un sauté, un curry ou une quiche lorraine.

Faire ses propres breuvages

Lorsqu’on cherche à économiser en épicerie, les premières choses à se retrouver au ballottage sont les boissons.

On ne parle pas du lait pour nourrissons, mais des jus, boissons pour sportifs, les eaux aromatisées et autres. Elles n’apportent rien de plus, en termes de nutrition, qu’un fruit ou une bouteille d’eau. Et elles coûtent cher.

En plus, de la limonade c’est seulement :

  • de l’eau
  • du jus de citron
  • du sucre

C’est tout! C’est tellement simple que les anciens livres de recettes en proposent rarement une recette. Le même principe s’applique pour le thé glacé, le kombucha ou le café glacé. Plusieurs recettes permettent de retrouver le goût presque exact de vos boissons préférées à une fraction du prix.

Apprendre à aimer et utiliser ses restes

Un reste, c’est l’occasion de moins travailler, disaient nos grands-mères. Toutes les familles ont une recette ou deux (voire plus!) pour réutiliser un restant ou un autre. Que ce soit le pâté chinois avec le restant de rôti et de pommes de terre en purée, ou encore, les croquettes de tout ce qui reste au frigo, les recettes abondent et sont diversifiées.

Vous évitez de gaspiller et de cuisiner. Deux économies pour le prix d’une!

Planifier ses repas autour des saisons et du contenu de votre frigo

On l’entend beaucoup ces temps-ci : « mangez de saison! » Même si ça paraît un discours moderne, nos grands-parents n’avaient pas d’autres choix. Drôle de coïncidence, quand vous laissez tomber les fraises en janvier, votre budget respire mieux (et la planète aussi!).

Faites des provisions selon les arrivages au marché. Utilisez ce que vous avez dans votre congélateur quand les produits frais sont moins disponibles.

Parlant de congélateur, savez-vous ce qui y traîne? Avant de partir à l’épicerie chaque semaine, essayez de planifier vos menus avec ce que vous avez déjà. Le gaspillage, c’était loin d’être in en 1917. C’est encore loin d’être gagnant en 2017.

Apprendre à remplacer certains ingrédients

Nos grands-parents se débrouillaient! Avez-vous déjà entendu parler du wacky cake? Ce gâteau est sans œufs, sans lait et sans beurre. Il provient d’une époque de rationnement où les ménagères s’organisaient avec ce qu’elles avaient.

Nécessité est mère de créativité, n’est-ce pas? Le porc et le bœuf haché sont interchangeables. La compote de pommes peut substituer l’huile et les asperges en à côté peuvent être remplacées par des haricots verts sans que la terre arrête de tourner. Libérez-vous des contraintes!

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Sara-Jane Breault

blogueuse chez Cennes habitudes
Sara-Jane Breault blogue sur la vie et les finances personnelles depuis 2011, d’abord sur Chroniques Étudiantes et maintenant sur Cennes Habitudes. Elle voit le budget comme une façon de faire travailler son argent pour soi plutôt que de travailler pour lui.
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7 commentaires

  • Shirhun

    Ce n’est pas demain la veille que cette façon de procéder intéressera les familles d’aujourd’hui car nous sommes dans l’ère de l’instantanée, une ère de consommation même au dépend de la santé. Quand on me dit que la jeunesse c’est l’avenir, je dois dire que cela est vraiment effrayant surtout lorsque l’on voit la pensée unique de ces jeunes.
    Les grand supermarchés nous obligent à manger d’une certaine manière en nous enlevant le choix de produits alors forcément tout est une question de mode aujourd’hui et la majorité l’emporte toujours.

    • Je ne suis pas d’accord! Je suis entourée de jeunes de 30 ans et moins qui se réapproprie la cuisine et les conseils d’autrefois. Il suffit d’un petit nombre pour lancer un changement!

      • Mp

        Moi non plus pas d’accord….. je te dirais que chez nous une boîte de lanière du commerce c’est une fois par annee …. j’achèterai rien dans le tout fAit… je fAit pratiquement tout…. les cannage aussi.

        Par contre Ca prend du temps … beaucoup de temps….

        Une des rare chose que j’achète faite c’est les pizza…. en spécial à 2.99 il y a pas d’avantage financier de les faire sois meme. Chez nous c’est un dépanneur…. pour les jours presse ou fiston a du soccer ou football ou autre

  • Carolle

    Je suis d’accord avec Sara Jane, c’est à nous de faire les choix alimentaires, il y tout ce qu’il faut même dans les grande surfaces. Ces des habitudes qu’il faut prendre et cela fait toujours peur le CHANGEMENT !!!!!

    • Carole

      Moi aussi je suis d’accord, les jeunes suivent les conseils de la dizaine de cuisiniers vedette qui leur enseignent que cuisiner, ce n’est pas sorcier. Ils apprennent à cuisiner en prenant une bonne bière de microbrasserie, s’échangeant des trucs autour de l’ilôt. C’est sexy de partager une recette de Bob le Chef !

  • Aurelie

    Nos grands mères étaient a la maison, maintenant les mères travaillent… On manque de temps pour faire tout ce qu’elles pouvaient faire. J’essaye de faire beaucoup maison mais y a des fois c’est du tout prêt… J’aimerai ca pouvoir tout faire maison mais je dors pu la nuit ? C’est bien beau de prôner le fait maison mais on manque de temps…

    PS: Je cuisine bcp, je prépare ma bouffe le dimanche donc je manque de temps mais j’en fais bcp, je commence le cannage aussi, mais je perds une soirée de repos avec mon chum pour économiser… Ou est la limite raisonnable de tout ca. Faire tout maison et ne pu avoir de vie ? Le fait de comparer avec nos grands parents n’est pas réaliste, la vie n’est pas la même du tout

    • Nathalie Côté

      Bonjour Aurelie,
      Je comprends tout à fait votre point de vue. La limite raisonnable est celle que vous jugez bonne pour vous 😉 Vous dites que vous faites du cannage et que vous cuisinez beaucoup maison, bravo! L’article ne vise pas à retourner à la vie d’antan, mais bien à s’inspirer de ce que nos grands-mères faisaient pour économiser. J’ai l’impression que vous le faites déjà bien! Achetez du tout prêt parfois, pourquoi pas si cela vous convient et que ça rentre dans votre budget. Personnellement, j’ai même un budget resto pour certains vendredis soirs où, malgré toute ma bonne volonté, je finis par commander une pizza. Je suis bien contente de pouvoir compter sur ce petit luxe occasionnel que ma grand-mère ne pouvait sans doute pas se permettre.