Devenir franchisé? Pourquoi pas!

Chocolato

Pour se lancer en affaires, certains partent de zéro alors que d’autres prennent la relève d’une entreprise existante. Devenir franchisé est une autre voie pour démarrer sa propre entreprise. Économies et cie en a discuté avec Christian Champagne, président-directeur général du Conseil québécois de la franchise.

 

 

 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une franchise et comment ça fonctionne?

C’est un contrat entre deux entreprises indépendantes, le franchiseur et le franchisé. Le franchisé achète le droit de faire des affaires selon la méthode du franchiseur.

La durée et le territoire sont définis dans le contrat. Habituellement, le franchisé verse un pourcentage de ses ventes au franchiseur. Il y a aussi des droits d’entrée à payer au départ. Le franchiseur, lui, fournit sa «recette» ainsi que du soutien pour la comptabilité, l’équipement, l’embauche, le financement, etc.

Quel profil faut-il pour devenir franchisé?

Il n’y a pas de profil type. Il existe des franchises pour toutes les bourses et tous les goûts.

La personne doit avoir la fibre entrepreneuriale, mais ne pas être trop entrepreneur non plus. Elle joue dans un cadre donné et elle doit respecter la «recette», même s’il peut y avoir certaines adaptations.

Chaque entrepreneur a sa passion. Il doit s’assurer que le concept répond à ses attentes. Si vous voulez travailler du lundi au vendredi de 9h à 17h, oubliez la restauration! Il faut faire attention aux décisions impulsives et s’assurer que cela correspond bien à ce que l’on souhaite.

Quels sont les avantages pour le franchisé?

Dès le démarrage, l’entreprise a déjà une notoriété. Le franchisé bénéficie aussi de l’expérience du franchiseur, de formation et de différents services. C’est un gage de succès plus grand. En 2014, le taux de fermeture des commerces était de près de 12% au Québec contre seulement 7% pour les franchises. Ça ne met pas totalement à l’abri de l’échec, mais ça aide.

Quels sont les inconvénients pour le franchisé?

Le plus important, c’est que l’entrepreneur a moins de liberté, car il doit suivre les règles. Les redevances en sont un autre. Une entreprise indépendante n’a pas à payer cela.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans l’aventure?

Avant d’ouvrir une franchise, il faut faire une analyse de marché. On n’ouvre pas une entreprise de services aux jeunes familles dans un quartier où il y a des résidences pour personnes âgées à chaque coin de rue.

Le futur franchisé doit aussi faire des vérifications diligentes. Est-ce que ça fait longtemps que la franchise existe? Est-ce que le concept est abouti? Est-ce que d’autres franchisés ont démontré que le concept était rentable? Si le franchiseur refuse de vous laisser parler à ses franchisés, c’est mauvais signe…

Éventuellement, quand on avance dans le processus, c’est une bonne idée de s’entourer d’une équipe. On peut penser à un avocat, un comptable et un banquier. Ils peuvent notamment aider à bien comprendre les tenants et aboutissants du contrat.

Quel est « l’état de la franchise » au Québec?

C’est un modèle d’affaire en progression. Il y avait 380 réseaux en activité au Québec en 2014 et il y en a 460 aujourd’hui. Ils totalisent plus de 12 000 points de vente, soit deux tiers de franchisés et un tiers qui appartiennent directement aux franchiseurs. Ils génèrent plus de 200 000 emplois au Québec.

 

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Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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