Premier «vrai» emploi : épargner pour ses projets

jeune homme d'affaires

À peine sorti de l’université, Maxime Lortie a décroché son premier « vrai » emploi! Comme bien des jeunes, il a la tête pleine de projets d’avenir. Comment épargner et partir du bon pied pour les réaliser?

 

 

 

 

 

Fraîchement diplômé en administration de l’Université du Québec en Outaouais, le jeune célibataire de 24 ans aimerait s’acheter un triplex ou, à tout le moins, une maison avec un studio qu’il pourrait louer. Idéalement, il aimerait acheter une construction neuve dans la couronne nord de Montréal.

Rester chez sa mère

Pour l’instant, il vit avec sa mère. « Nous en avons discuté ensemble et l’idée, c’est de me permettre d’épargner une bonne partie de mon salaire pendant un an environ, explique-t-il. Ça va me permettre de réaliser mon projet. »

Une occasion dont il fait bien de profiter! « Il est chanceux qu’elle lui permette de rester un peu plus longtemps. Ce sera tellement plus facile pour lui de mettre de l’argent de côté », lance d’emblée Michel-Olivier Marcoux, président de Gestion de patrimoine ASF.

Propriétaire de deux motos d’une valeur de 16 000 $, M. Lortie se dit prêt à les vendre pour réaliser son projet. « Ça me permettrait d’avoir une plus grosse mise de fonds, note-t-il. C’est un deuil que je suis prêt à faire, mais c’est certain que j’aimerais bien en garder une. » Dans les dernières années, le jeune homme a également voyagé en Chine et en Thaïlande. Il aimerait bien faire un voyage semblable tous les deux ans et continuer de sortir avec ses amis.

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« Épargner et faire une planification financière, ça ne doit pas se faire au détriment des passions et des plaisirs, croit André Lacasse, planificateur financier chez Services financiers Lacasse. S’il est passionné de moto, en vendre une des deux serait peut-être la chose à faire. »

Le jeune homme n’a aucun placement et possède seulement quelques économies dans un compte personnel. Par contre, avec son tout nouveau salaire de plus de 40 000 $ et relativement peu de dépenses, il a une grande capacité d’épargne. « Je travaille pour une entreprise qui offre de grandes possibilités d’avancement, alors mon revenu va augmenter dans l’avenir », souligne-t-il.

Du CELI au REER au RAP

Pour l’instant, l’idéal serait d’épargner dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). « C’est une bonne façon de commencer parce qu’il est assez facile d’effectuer un retrait au besoin, souligne M. Marcoux. Il pourrait y mettre trois mois de salaire comme fonds d’urgence. Le plus simple, c’est de mettre en place des virements automatiques à chaque paie. »

« Selon la situation lorsqu’il sera prêt à acheter, il aura toujours la possibilité de transférer une partie du CELI dans le REER (régime enregistré d’épargne-retraite) pour bénéficier du régime d’accession à la propriété (RAP) », ajoute M. Lacasse.

Combien épargner?

Les experts recommandent en général de mettre de côté 10 % de son salaire. Mais il faut aussi penser à la mise de fonds! « Je lui recommanderais de calculer de combien il aura besoin pour vivre lorsqu’il sera propriétaire, indique M. Lacasse. Même s’il a un ou des locataires, cela ne paiera sans doute pas toute l’hypothèque, et il y a les taxes et les autres dépenses. Si ça s’élève à 1500 $ par mois, par exemple, il devrait mettre cette somme dans un CELI à part pour faire comme s’il était déjà propriétaire. Il va ainsi accumuler une bonne mise de fonds. »

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« C’est une bonne idée parce que cela va aussi lui permettre de voir s’il est confortable avec ce train de vie », renchérit M. Marcoux. Il lui conseille également de prévoir tous les frais liés à l’achat d’une propriété : droits de mutation, notaire, déménagement, etc.

Article publié précédemment dans La Presse.

Nathalie Côté
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Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
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