Pourquoi investir dans le REER de son conjoint?

conjoints

Investir dans le REER de conjoint est parfois une stratégie proposée par les conseillers pour économiser de l’impôt. Économies et cie en a discuté avec Josée Maure, directrice générale, planification fiscale et successorale chez Services financiers Groupe Investors.

 

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’un REER de conjoint?

Le REER de conjoint est semblable au REER traditionnel. La différence, c’est qu’un conjoint investit dans le REER de l’autre. « Il peut donc bénéficier de la déduction pour réduire ses impôts, même si c’est le conjoint qui est propriétaire du REER », explique Mme Maure.

Si vous êtes conjoint de fait, vous devez donc comprendre que ce don est définitif. Vous ne pourrez pas récupérer ces sommes en cas de séparation, à moins d’avoir prévu une clause dans un contrat de vie commune.

Comment est-ce que cela fonctionne?

« À l’ouverture du compte, il suffit de prévenir l’institution financière qu’il s’agit d’un REER de conjoint », explique Mme Maure. Il sera enregistré en conséquence.

Attention! Évitez de signer un chèque à votre conjoint pour qu’il le dépose dans son REER personnel. Vous ne pourrez pas bénéficier de l’économie d’impôt dans ce cas. Le compte doit absolument être ouvert en tant que REER de conjoint.

Quand est-ce pertinent d’utiliser le REER de conjoint?

« Normalement, le REER de conjoint est recommandé lorsqu’il y a un écart de revenus important dans un couple », indique Mme Maure. Cela permet à celui dont le revenu est dans une tranche d’imposition supérieure d’obtenir une économie d’impôt plus importante que si l’argent était déposé directement dans le REER personnel du conjoint. Celui-ci étant dans une tranche d’imposition moins élevée, l’économie serait moins intéressante. Bref, cela laisse plus d’argent dans les poches du couple!

Un autre avantage survient au moment de la retraite. Si un conjoint retire 60 000 $, il devra payer davantage d’impôt que si chaque membre du couple retire 30 000 $.

Ce peut aussi être une façon d’être plus équitable envers le conjoint qui reste à la maison pour s’occuper des enfants.

Y a-t-il des inconvénients?

« Si le conjoint propriétaire du REER retire les sommes investies trop rapidement, les sommes sont réattribuées au conjoint cotisant et il devra payer de l’impôt, explique Mme Maure. En gros, il faut laisser passer trois 31 décembre après la dernière cotisation avant de faire un retrait. » Sinon, le conjoint cotisant pourrait avoir de l’impôt à payer sur le retrait. Après, c’est le conjoint propriétaire qui paiera de l’impôt sur le retrait.

Nathalie Côté
Suivez-moi

Nathalie Côté

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Journaliste depuis 18 ans, Nathalie Côté a travaillé plusieurs années dans la presse locale avant de devenir pigiste pour différentes publications dont La Presse et Protégez-Vous. Elle est la fondatrice d'Économies et cie.
Nathalie Côté
Suivez-moi

2 commentaires

  • Alexandre

    « Cela permet à celui dont le revenu est dans une tranche d’imposition supérieure d’obtenir une économie d’impôt plus importante »

    La limite du cotiseur ne change pas, vous avez droit à 18% de votre revenu, que cette somme soit cotisée à votre REER ou à celui de votre conjoint vous ne pouvez pas cotiser plus de 18%. La déduction d’impôt ne sera donc pas plus grande peu importe où vous cotisez. Il ne s’agit pas d’un avantage.

    Le seul avantage est attribuable au décaissement comme vous le mentionnez: « Si un conjoint retire 60 000 $, il devra payer davantage d’impôt que si chaque membre du couple retire 30 000 $. »

    • Nathalie Côté

      Bonjour,
      Merci de votre commentaire, je vais clarifier ma phrase. Ce que je voulais dire, c’est que la personne aura une économie plus grande que si la somme avait été déposée directement dans le REER personnel du conjoint au revenu le moins élevé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *