L’autosuffisance : c’est possible?

autosuffisance

Avec le coût de la vie qui augmente constamment, l’autosuffisance gagne en popularité. Plusieurs personnes adoptent ce mode de vie pour économiser, être plus débrouillardes et vivre plus sainement.

 

 

 

 

 

On peut être autosuffisant à divers degrés et de différentes façons. Voici quelques témoignages d’adeptes de l’autosuffisance en matière de produits ménagers, de cosmétiques et d’alimentation.

Fabriquer ses propres produits

Créer ses produits ménagers et ses cosmétiques est simple et économique. Mélissa de La Fontaine, conférencière et créatrice de l’entreprise Le Mini-Vert, confectionne ses produits nettoyants, son désodorisant, son baume à lèvres, son chasse-moustiques, sa crème solaire et ses produits pour les cheveux.

Fabriquer ses propres produits nécessite peu d’ingrédients. Pour faire son désodorisant, par exemple, elle utilise de l’huile de coco, du bicarbonate de soude et de la fécule de maïs. Vous pouvez aussi ajouter un peu d’huile essentielle pour l’odeur.

Mme de La Fontaine prépare ses produits au bain-marie directement dans le contenant dans lequel elle les conservera. « Ça ne fait presque pas de vaisselle », souligne-t-elle.

Pour les produits nettoyants, elle utilise trois ingrédients : du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude et des pelures d’agrumes.

« Une fois bien organisé, dit-elle, c’est plus rapide de faire ses produits que d’aller les acheter. »

Dans la première année, ça lui a coûté 200 $ pour l’achat des ingrédients. Elle l’a vite rentabilisé avec une économie de 400 $ sur ses cosmétiques.

« En plus, on sait ce qu’on utilise. Il peut y avoir des substances toxiques dans les produits qu’on achète », conclut-elle.

Autosuffisance alimentaire

D’autres se nourrissent de leur jardin et de leur propre élevage. C’est le cas de Marilyne Gagné. Elle chasse, produit ses légumes et a un élevage de volailles et des poules pondeuses. Elle économise environ 5 200 $ par année sur le coût de son épicerie.

Produire sa nourriture ne coûte pas grand-chose, selon Mélanie Goulet. Pour faire pousser leurs légumes, elle et son conjoint réutilisent autant que possible les semences de leurs récoltes précédentes.

« Nous fabriquons notre propre compost pour enrichir la terre, indique-t-elle. Nous utilisons le fumier de nos poules pour fertiliser le jardin. » Ça leur coûte juste 15 $ de semences par année pour ajouter de nouvelles variétés de plants.

Ils construisent aussi leurs outils pour entretenir le jardin. Une fourche à bêcher écologique, par exemple, leur a coûté 20 $ au lieu de 300 $ pour une neuve. Et pour payer la moulée pour leur élevage, ils vendent des œufs et des poulets.

Cependant, entretenir le tout demande du temps et de l’organisation. Mais c’est possible, même en travaillant à temps plein.

Chez Mme Goulet, ça se passe surtout la fin de semaine. Les enfants mettent aussi la main à la pâte. « On s’occupe du poulailler, entretient le jardin, récolte les légumes, répare la machinerie, cuisine les aliments, tout en se gardant un peu de temps pour nous », précise-t-elle.

Isaac Veilleux mentionne qu’il faut y aller une étape à la fois. Il a commencé avec un petit jardin, puis un plus grand jardin. Ensuite, il a ajouté un petit élevage de lapins, de poulets et de poules pondeuses.

Il n’a plus d’élevage pour l’instant, mais doit entretenir son jardin et sa serre. Pour y arriver, il prend du temps le matin avant d’aller travailler et en soirée.

Marie-Ève Martineau, propriétaire de Simple Nature, élève ses poules, fait son pain, son levain et de la lactofermentation. Elle fabrique aussi ses pâtes alimentaires et cultive ses fruits et ses légumes, notamment.

« C’est exigeant, mais pour moi, ce mode de vie est un besoin vital », affirme Mme Martineau. En plus du salaire de son conjoint, elle vit des ateliers qu’elle propose et de la vente de produits.

Conseils pour se lancer en autosuffisance

Envie d’entreprendre un projet d’autosuffisance? Avant de vous y lancer, voici quelques conseils des autosuffisants présentés plus haut :

  • Informez-vous, lisez beaucoup sur le sujet.
  • Allez-y étape par étape, à votre propre rythme. Ce n’est pas une compétition.
  • Soyez patients. Changer ses habitudes prend du temps.
  • Mettez-y tout votre cœur.
  • Respectez vos limites et votre contexte de vie. On peut être autosuffisant à différents niveaux.
  • Si vous vous lancez dans l’autosuffisance alimentaire,persévérez si votre production ne fonctionne pas dès le début. Plusieurs conditions (la météo, les maladies, etc.) peuvent l’influencer.
  • N’obligez pas votre entourage à faire comme vous. Gardez en tête que chacun fait ce qu’il veut. 
Annick Roy-Desautels

Annick Roy-Desautels

Journaliste depuis quelques années, Annick écrit notamment pour TopoLocal. Elle est aussi responsable de La Gifle, le journal étudiant du Collège Lionel-Groulx, où elle montre les bases du journalisme aux étudiants.
Annick Roy-Desautels

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