CELI : comment l’utiliser à votre avantage

CELI avantage

Le Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) a déjà 10 ans ! Pourtant, un récent sondage de la Banque Royale du Canada (RBC) révèle que ses avantages demeurent incompris ! En effet, les détenteurs d’un CELI l’utilisent majoritairement comme un compte d’épargne plutôt qu’un outil de placement.

 

Qu’est-ce que le CELI

Le CELI est un programme du gouvernement canadien. Il vous permet de mettre de l’argent de côté sans payer d’impôt sur les revenus de votre placement. Contrairement au REER, les cotisations au CELI ne sont pas déductibles d’impôt. Toutefois, vos retraits sont non imposables. D’où l’avantage d’accumuler un maximum de rendement !

À quoi sert le CELI

Le CELI peut servir à épargner pour de multiples projets, à court ou long terme. Par exemple : la mise fond pour l’achat d’une maison, les vacances annuelles, un congé sabbatique, l’acquisition d’une voiture ou la création d’un fonds d’urgence. Mais il peut aussi servir à vous enrichir. Et c’est cet aspect qui est trop souvent négligé par les contribuables.

Les révélations du sondage

Le sondage de la RBC révèle que les Canadiens préfèrent maintenant le CELI au REER. Toutefois, la majorité, soit 42 % d’entre eux, le place dans un compte d’épargne. Ces derniers se privent donc de l’avantage d’épargner à long terme à l’abri de l’impôt.

Le sondage dévoile également que :

  • 25 % des répondants retirent leur épargne pour rembourser une dette.
  • 20 % pour répondre à une urgence
  • 19 % pour payer les dépenses courantes.

Pour ces gens, l’investissement dans un CELI comble un besoin à court terme, d’où le choix du type d’épargne.

Cet objectif est tout à fait valable et le choix d’un CELI est plus avantageux qu’un compte d’épargne régulier. Toutefois, une diversification des placements permettrait d’optimiser les économies d’impôts des investisseurs.

Brigitte Felx, planificatrice financière à la RBC explique que « La magie opère lorsqu’on investit les fonds du CELI pour profiter de la composition des intérêts, qui fait en sorte que les revenus génèrent d’autres revenus. On touche des intérêts sur le placement initial, mais aussi sur les intérêts eux-mêmes. »

Toujours selon Mme Felx, le terme « compte d’épargne libre d’impôt » influence la perception que les Canadiens ont du programme. Ils oublient qu’ils pourraient détenir des placements dans ce compte et profiter d’une exonération d’impôt plus importante.

Comment tirer avantage de votre CELI

Le CELI demeure un programme avantageux pour la création d’un fonds d’urgence ou l’épargne à court terme. Toutefois, plusieurs produits de placement sont admissibles et certains le sont avec un investissement minimum de 500 $.

Parmi les types de placements, on retrouve :

  • Certificat de placement garanti (CPG)
  • Fonds commun de placement
  • Comptes d’épargne à rendement supérieur
  • Placements à taux d’intérêt quotidien
  • Obligations d’épargne du gouvernement
  • Bons du Trésor

Les institutions financières offrent également plusieurs portefeuilles d’investissement. Chacun d’eux correspond à un profil d’investisseur et répond à un objectif différent.

En variant vos produits et la durée de vos investissements, vous pourriez donc optimiser votre épargne.

Mises en garde

Avant d’arrêter votre choix, il est important de vous faire conseiller par un professionnel. Ce dernier vous aidera à évaluer votre situation financière, fixer vos objectifs et déterminer votre tolérance au risque.

De plus, il est important d’éviter les contributions excédentaires. Avant d’investir, vérifiez vos droits de cotisations. Pour ce faire, téléphonez à l’Agence du revenu du Canada (ARC) au 1-800-959-7383. Vous pouvez également consulter l’aperçu de « Mon dossier » sur le site de l’ARC. N’oubliez pas de tenir compte des transactions faites depuis celles enregistrées par l’ARC, ainsi que des sommes versées dans un CELI collectif.

Lyne Desruisseaux
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Lyne Desruisseaux

Rédactrice en chef chez Économies et cie
Diplômée en sciences de la consommation et qualifiée comme conseillère en insolvabilité, Lyne a été consultante budgétaire auprès d’organismes à but non lucratif pendant plusieurs années. Elle est maintenant rédactrice et se spécialise en consommation et finances personnelles.
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