Préférer la PCU à un retour au travail ? Un choix coûteux !

PCU ou travail

Alors que le Québec amorce son déconfinement, plusieurs employés sont de retour au travail. Toutefois, certains refusent de le faire, préférant conserver leurs versements de la prestation canadienne d’urgence (PCU). Mais est-ce une décision bien avisée ?

MÀJ 13 mai 2020 : Confirmation de la ministre fédéral de l’Emploi. 

Le journal La Presse exposait récemment la situation vécue par de nombreux commerçants dont les employés refusent de retourner au travail. Pour certains, la PCU est plus « rentable » que leur salaire.

Sur les réseaux sociaux, d’autres travailleurs avouent préférer rester à la maison et bénéficier des prestations gouvernementales. Même s’ils subissent une baisse de revenu, ils apprécient profiter de vacances payées par l’état. Mais choisir la PCU plutôt qu’un retour au travail risquent de leur coûter cher !

Pouvez-vous refuser de travailler ?

La première règle d’admissibilité à la PCU est d’avoir perdu son emploi en raison de la COVID-19. Par conséquent, si votre emploi est à nouveau disponible, vous devez y retourner. Quitter volontairement votre travail ne vous rend pas admissible aux prestations.

Le premier ministre Justin Trudeau a été clair à ce sujet : vous ne pouvez pas bénéficier de la PCU si vous refusez de travailler. La ministre fédéral de l’Emploi, Carla Qualtrough, précisait d’ailleurs le 12 mai que les normes provinciales de santé et sécurité s’appliquaient. Par conséquent, au Québec, dès que votre employeur respecte les normes sanitaires émises par la Commission des normes du travail (CNESST), votre emploi est jugé sécuritaire. Si vous refusez de vous y conformer, vous devez passer par l’entremise de la CNESST. Si vous invoquez une santé fragile ou celle d’une personne à charge, vous devrez éventuellement en fournir la preuve.

Quelles sont les conséquences de refuser de retourner au travail ?

Perte de votre emploi

Si vous refusez de retourner travailler, votre employeur peut vous congédier. Sachez qu’un congédiement annule votre admissibilité à la PCU et à l’assurance-emploi.

Remboursement des sommes reçues

Si vous recevez un montant de prestation canadienne d’urgence alors que vous n’êtes plus éligible, vous devrez le retourner à l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Pamela Tourigny, porte-parole de l’Agence du revenu confiait à Radio-Canada que « ceux qui reçoivent de l’argent de la PCU et qui n’y ont pas droit seront assurément retracés ». Comme ces versements feront l’objet d’un T4, les récipiendaires seront faciles à identifier.

Lors du lancement du programme d’aide, l’ARC précisait qu’elle ne calculerait pas d’intérêt sur les sommes versées en trop. Les travailleurs dans cette situation peuvent donc les retourner sans frais d’intérêt ou de pénalité.

Pénalité pour fraude fiscale

Attention! Si vous avez délibérément fait une demande après avoir refusé de travailler, vous pourriez être trouvé coupable de fraude.

Vous vous exposez alors à une pénalité pour faux énoncés ou omissions. Celle-ci peut aller jusqu’à 50 % de la somme versée en trop.

De plus, les personnes qui dévoilent candidement souhaiter profiter du système s’exposent à la dénonciation. L’Agence a d’ailleurs une section détaillée pour faciliter le signalement d’une fraude fiscale.

Comment rembourser la PCU

Vous avez reçu un versement de la PCU alors que vous étiez de retour au travail ? Vous pouvez maintenant le retourner facilement. En effet, le remboursement peut dorénavant se faire en ligne dans la section Mon dossier de l’ARC. Vous pouvez également le faire par l’entremise du site de votre institution financière.

Si vous avez des questions sur la Prestation canadienne d’urgence, n’hésitez pas à lire nos textes sur le sujet!

 

 

 

Lyne Desruisseaux
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