Yuka : une application pour mieux consommer

Yuka application mieux consommer

L’application qui a fait plus de 18 millions d’adeptes en Europe vient de faire son entrée dans le paysage technologique québécois. Yuka fut élaborée en France par trois jeunes dans la trentaine. Elle permet de scanner aliments et cosmétiques pour savoir instantanément s’ils sont plutôt bons ou mauvais pour la santé. L’idée derrière Yuka : prendre conscience de ce qu’on achète et consommer moins, mais mieux.

L’application Yuka

La version gratuite de l’application est disponible dans l’App Store ou sur Google Play. La version Premium le sera aussi dès septembre, confirme Julie Chapon, cofondatrice de Yuka. Pour quelques dollars par année, la version Premium permet d’utiliser l’application sans connexion Internet. Elle permet également d’accéder à la base de données et de détecter la présence d’éléments indésirables.

Yuka offre également aux utilisateurs un Programme Nutrition en 10 semaines et son premier eBook de recettes.

Indépendance financière à 100 %

Être autonome financièrement, c’est ce qui donne toute sa crédibilité à Yuka. L’application est sans publicité, aucune compagnie n’influence les notes accordées aux produits. Les données des utilisateurs ne sont pas vendues non plus pour financer l’application.

Yuka se finance grâce aux adhésions à la version Premium de même qu’avec la vente d’abonnements au Programme Nutrition, d’eBook de recettes et d’un calendrier de fruits et légumes de saison en France. Julie Chapon annonce qu’un livre signé Yuka sur l’alimentation saine s’ajoutera bientôt aux sources de revenus.

Des millions de produits analysés

À ce jour, la base de données de Yuka recense 1,5 million de produits, composée de 70 % d’aliments et de 30 % de cosmétiques. La base est alimentée par les utilisateurs qui peuvent ajouter des produits en respectant les règlements de Yuka et par les compagnies qui décident de fournir leurs données. Tous les renseignements sont vérifiés et rectifiés au besoin.

L’évaluation des produits par Yuka est rigoureuse. Elle se base sur la recherche scientifique et s’adapte au pays où l’application est disponible, spécifie la cofondatrice. Plusieurs critères déterminent la note attribuée et l’analyse est détaillée dans l’application.

Les produits alimentaires sont évalués sur leur qualité nutritionnelle, la présence d’additifs et la dimension biologique. Les cosmétiques sont notés en fonction de leur teneur en éléments nocifs pour la santé. Julie Chapon précise que l’impact environnemental sera aussi évalué prochainement.

Lorsqu’un produit a une mauvaise note, l’application Yuka propose des alternatives similaires plus saines. Les recommandations sont créées par un algorithme qui se base sur la catégorie, la note et la disponibilité pour sélectionner les produits.

De consommateurs à « consomm’acteurs »

En plus d’encourager ses utilisateurs à mieux consommer, Yuka les aide aussi certainement à prendre soin de leur portefeuille. Dans l’étude d’impact en 2019, 84 % des utilisateurs disent acheter plus de produits bruts et 57 % avouent cuisiner davantage. « Acheter moins de produits ultra-transformés qui n’apportent rien au plan nutritionnel peut faire dépenser moins », concède Julie Chapon.

Et c’est en achetant moins, mais mieux que les consommateurs deviennent « consomm’acteurs ». Par leurs choix, les utilisateurs de Yuka influencent les compagnies à proposer des produits plus sains. En Europe, plusieurs d’entre elles ont revu la composition de nombreux aliments et cosmétiques.

Julie Chapon précise toutefois que Yuka ne doit pas être considérée comme un outil de boycottage. « Il n’est pas problématique de consommer des produits mal notés », mentionne-t-elle en ajoutant que l’important, c’est d’avoir une alimentation équilibrée et naturelle le plus possible. Elle encourage d’ailleurs les consommateurs à s’informer sur plusieurs aspects de la nutrition dans la section blogue de Yuka.

Économiser à l'épicerie

 

Annick Roy-Desautels

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